Autrefois le Mississippi, God’s Country s’est transformé en un régime théocratique autoritaire, surnommé La Nouvelle Providence. Inspirée des vieilles traditions puritaines, la cité-État connue pour être financièrement la plus en crise, vit sous la coupe d’une junte religieuse qui a placé la foi au-dessus de toute autre loi. Ici, la liberté n’existe presque plus ou est illusoire : les sermons remplacent les discours politiques, et les temples dominent l’horizon comme des forteresses de pierre et de fer.
Dans ce système, la société est hiérarchisée par le genre et l’espèce. Un homme peut posséder jusqu’à cinq femmes, qu’elles soient humaines ou créatures, réduites au rôle d’épouses, de reproductrices ou de servantes. Les femmes sans "protecteur" sont marquées comme des parias, contraintes à des travaux forcés ou parfois exclus au banc de la société. Les créatures ne sont pas exterminées, mais intégrées de force dans ce modèle patriarcal, perçues comme des biens au même titre que les humaines. Le Mississippi est austère, oppressant, et profondément fermé au reste du monde. Pourtant, sous cette chape de fer, les murmures de la rébellion grandissent : des femmes et même certains jeunes hommes commencent à rêver d’un soulèvement, tandis que les prêtres répètent inlassablement que la cité est le dernier bastion de "pureté" dans un monde corrompu.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAH
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAH
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah